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Lunettes connectées et télétravail, un nouvel outil pour les professionnels ?

En 2021, les lunettes connectées émergeaient dans le contexte post-Covid et l’essor du télétravail, promettant des solutions mains-libres pour les professionnels. Leur potentiel était réel mais freiné par une technologie immature.

Connectées aux plateformes de visioconférence populaires, elles affichaient participants, chat et partages d’écran en micro-fenêtres flottantes. Cela minimisait les allers-retours entre applications, boostant l’efficacité des réunions virtuelles quotidiennes. Malgré ces promesses, la latence réseau, la faible résolution des affichages et l’absence de commandes gestuelles fluides limitaient leur portée. L’usage restait confiné à des pilotes d’entreprise, loin d’une adoption massive en télétravail domestique.

Début 2021 marquait un tournant décisif pour les lunettes connectées, où ces dispositifs high-tech quittaient définitivement le stade du simple concept futuriste, popularisé par des prototypes maladroits des années 2010 pour devenir des prototypes concrets et testables dans des scénarios de télétravail sélectifs. À cette époque, des entreprises pionnières dans l’industrie, la logistique et la maintenance lançaient des pilotes limités : imaginez un technicien en home office consultant des schémas techniques superposés en réalité augmentée pendant un appel avec un expert distant, ou un manager affichant discrètement l’ordre du jour d’une visioconférence tout en se déplaçant chez lui. Ces usages hybrides, boostés par la pandémie qui avait propulsé le télétravail au centre des organisations, démontraient un gain de productivité mesurable de [15-20%] sur des tâches guidées, selon les premiers retours d’études internes.

Cependant, leur succès à plus grande échelle reposait entièrement sur deux avancées critiques : une miniaturisation accrue pour réduire le poids et l’encombrement (les modèles de l’époque dépassaient souvent 50g et fatiguaient le nez après deux heures), et une autonomie véritablement viable (au-delà des 1-3 heures en usage intensif, pour rivaliser avec une journée de travail remote). Sans ces améliorations, les lunettes connectées risquaient de demeurer un gadget élitiste, incapables de conquérir les « bureaux virtuels » du quotidien. Ces espaces nomades où ordinateurs portables et smartphones régnaient encore en maîtres incontestés.


Source

https://www.travail-et-securite.fr/ts/866/ACT/travailler-avec-des-lunettes-ou-casques-connectes-attention-a-la-marche.html

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