Les lunettes connectées : un marché en devenir

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Les lunettes du coréen Irresistor sont équipées de LED, qui permettent d’en varier les couleurs, avec pas moins de 256 teintes. – Photo DR

 

Les fabricants de montures commencent à travailler sur des lunettes connectées, dîtes aussi lunettes intelligentes. Les géants de l’électronique ont pris de l’avance.

À côté des géants de l’électronique, les fabricants d’optique commencent à s’intéresser aux lunettes connectées. Même si ce segment de marché n’en est qu’à ses prémices, les différents acteurs rêvent d’un avenir radieux comme pour celui promis aux montres connectées.

Au Silmo, le Mondial de l’optique, qui ouvre aujourd’hui à Paris Villepinte pour quatre jours, une poignée seulement de modèles sont présentés. «  De petites sociétés françaises travaillent sur des projets, mais on n’en est qu’au début. En termes d’offre, il faudra attendre 2015 ou plus tard », estime Eric Lenoir, le commissaire général du Salon. Ce dernier n’en a pas moins « la conviction que cet objet va rentrer dans le quotidien des porteurs de lunettes ».

A commencer par ceux qui désespèrent de retrouver leur paire égarée. La société iHuman propose d’intégrer à la monture un radar ainsi qu’une sonnerie afin de localiser l’objet perdu. Les opticiens ne sont pas en reste. Les magasins Atoll prévoient de commercialiser d’ici à la fin de l’année la Téou, une toute nouvelle monture connectée à une application sur smartphone développée en France. Ces lunettes, qui devraient être commercialisées autour de 200 euros, pourront être géolocalisées grâce à des vibrations ou un signal lumineux.

Les Coréens ne pouvaient pas ignorer ce champ d’innovations. Irresistor a ainsi choisi un axe plus ludique en équipant ses montures de 12 LED qui permettent d’en varier les couleurs, avec pas moins de 256 teintes. De son côté, le français Telorion privilégie l’aspect pratique. Il a mis au point une application pour les déficients visuels, utilisée jusqu’à présent afin de grossir les caractères et de faciliter la lecture sur un smartphone. Mais demain, ce système pourrait être adapté à des lunettes.

Public d’initiés

En termes de service, les fabricants d’électronique misent, eux, sur un public d’initiés. Et pas forcément porteurs de lunettes. Les Google Glass permettent ainsi de consulter ses e-mails, de filmer ou de prendre une photo. Samsung, lui, planche sur des lunettes connectées avec des écouteurs pour la musique ou répondre à ses appels téléphoniques. La concurrence est en marche : des start-up françaises, comme Laster Technologies ou Optinvent, des japonaises… travaillent sur de nouvelles applications pour ces produits dérivés. «  L’enjeu est de créer des applications avec des usages pertinents tout en ayant des produits design », note Eric Lenoir. Et si l’aspect mode n’était pas à l’origine une préoccupation des concepteurs de lunettes connectées, Google a donné le « la » en signant en mars un partenariat avec Luxottica. Le leader mondial des lunettes de luxe va concevoir pour le géant américain des modèles interactifs plus sexy…

À noter

Selon une étude britannique, le marché des lunettes connectées ne devrait atteindre que 10 millions d’exemplaires par an d’ici à 2018. Une niche !

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